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Vivaldi: Orlando furioso

2025-05-08 16:38

Carlo Vistoli

Press,

Vivaldi: Orlando furioso

Théâtre des Champs-Elysées Paris, May 2023PRESS REVIEW

Dans le rôle-titre, Carlo Vistoli est éblouissant. Sa voix de contre-ténor remarquable, à la tessiture parfaitement homogène, est alliée à une technicité qui donne accès à toutes les facettes qu’un Roland en fureur amoureuse doit exprimer : surprise, pathos, amour, courroux. Son timbre est très dense et présent, teinté de miel et surtout, chose rare, il possède la puissance pour porter ce rôle de protagoniste omniprésent. Il faut dire qu’il est excellent acteur aussi, qualité qui perce dans l’épisode de sa fureur à l’acte III, lorsque, outré de la perfidie d’Alcina, il la raille à moitié en italien, à moitié en français, au grand amusement du public.

Beate Langenbruch • Bachtrack

 

Carlo Vistoli ofreció justo lo que se necesita para el rol del protagonista: voz homogénea, bella, con un grave digno de ese nombre y un agudo natural y sin esfuerzos. Fue, además, un placer oír sus recitativos y su articulación y seguir sus evoluciones en escena.

Jorge Binaghi • PRO Ópera AC

 

Le contre-ténor italien Carlo Vistoli hérite du rôle-titre d’Orlando, chevalier devenant fou (son amour pour la belle Angelica n’étant pas réciproque). Jusqu’à la fin de l’acte II, il déploie virtuosité et impétuosité dans ses airs de bravoure avec une tonalité caractérisée. Puis le personnage devient fou, et là encore Carlo Vistoli, accompagné par un orchestre réactif, s’adapte à l’écriture de Vivaldi qui le fait basculer dans un récitatif très modulant, interrompu par des airs brefs. Abasourdi lorsqu’il lit, gravé sur un arbre « Ici Angelica fut l’épouse de Medoro », il perd alors son panache tout en continuant à vivre intensément le récit halluciné par une articulation précise, des attaques de consonnes exagérées. Il ajoute des effets surprenants comme lorsqu’il utilise la voix de poitrine pour railler Alcina en français (dans le texte). La ligne se fait finalement plus calme et mélodieuse lorsqu’il retrouve la raison et renonce à son amour pour Angelica, mais sans retrouver son impétuosité du début, meurtri à jamais. Le chanteur se cale ainsi constamment au plus près des intentions du compositeur, sans redondance ni exagération. Sa voix pleine et puissante au timbre dense, reste homogène dans les différents registres avec une grande stabilité dans le medium, comme dans les déferlements de vocalises énergiques et les attaques percutantes qui servent les airs de bravoure (notamment le plus connu “Nel profondo”). La ductilité de la ligne mélodique, les envolées perçantes dans les aigus au moment du Da Capo (reprise), confirment son ardeur et préfigurent son exubérance. Sa présence scénique s’allie à l’incarnation de son chant : il joue avec sa longue chevelure pour passer d’un état à un autre en détachant sa queue de cheval puis enlève sa veste noire, sa chemise blanche à moitié débraillée suggérant l'idée d'Orlando se dévêtant. Il s’agrippe au pupitre dans un accès de désespoir. Un instant, il inverse les rôles et dirige Jean-Christophe Spinosi dansant avec Marie-Nicole Lemieux sur l’air de la Folie, suscitant les rires du public. Il virevolte, joue de son corps pour suggérer ce fou que l’on dirait tout droit sorti du tableau de Jérôme Bosch, La Nef des fous, sans jamais perdre l’accroche brillante de sa voix.

Véronique Boudier • Ôlyrix

 

[…] el muy solicitado Carlo Vistoli. Y su encarnación impresiona: coloraturas perfectas, timbre homogéneo, volumen, agudos y graves bien redondos, capacidad de expresión y variaciones arriesgadas en cada da capo. Ahí queda la cosa.

Francisco Leonarte • Mundoclasico.com

 

Dans le rôle-titre, Carlo Vistoli est éblouissant. Le timbre superbe et très coloré s’appuie sur un registre d’une homogénéité remarquable, y compris lorsqu’il va chercher ses graves en voix de poitrine. La voix est très sonore, parfaitement projetée et la technique à toute épreuve. Comme toujours l’ornementation écrite par Carlo Vistoli est particulièrement riche, inventive, savante et…. redoutablement difficile. Son Orlando nous emmène dans les dédales de la passion amoureuse assumée jusqu’au délire et dans une folie furieuse à la fois pleine de pathos et d’accents effrayants. L’acteur est tout aussi stupéfiant, nous faisant oublier que nous sommes dans une version de concert tant son incarnation est puissante. Après les éclats virtuoses du I et un « Nel profundo cieco mondo » d’anthologie au da capo éclatant, il entre dans cette immense scène de folie, en assumant avec beaucoup d’expressivité les récitatifs et en caractérisant avec une rare intensité les ariosos comme le court mais terrible « Io ti getto ….  Ho cento vanni » qui clôt le II. Idem au III dans lequel il conduit l’immense scène « No, no, ti dico no….) avec une présence hallucinée et bouleversante.

Jean-Luc Izard • Operaphile

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